Quelle cruauté que de laisser mon blog sans rien pour mettre un avant-goût dans le cortex cérébral des lecteurs. Allez, je mets tout de même un petit article pour donner un aperçu de mon écrit en prose. De plus, cela vous donnera un entrebâillement sur mes petits problèmes de santé (psychologiques évidemment, c'est plus drôle).
Une nuit sombre ; il fait chaud, très chaud. Dans une posture qu'on supposerait de contorsionniste dans un autre contexte, le voyage dans le monde onirique se perturbe. Il fait chaud, trop chaud. Agitation éthérée puis réelle. Je suffoque ; réveil brusque. Je reprends en une grande bouffée d'air. Sueur et céphalées. Encore...
3h03. Trois heures de sommeil consécutives. Record battu ! Mais ma gorge desséchée m'oblige à me lever pour boire...
Les yeux irrités, je les laisse fermés. Un miaulement ? Je trébuche dans un objet par terre. Ca miaule en effet. J'ouvre à demi un ½il et laisse l'autre clos. Ma chatte Azumi est à mes pieds et me regarde fixement de ses yeux brillants. Mes yeux sont encore irrités. J'alterne entre ½il clos et demi-clos. Mais la petite bête est trop « mimi », je la caresse. Ca mord aussi... Je présume qu'elle s'est réveillée pour se rassasier.
Dans la cuisine, elle se place devant sa gamelle et me fixe pendant que je saisis un verre dans le placard. Je la fixe aussi de mon demi-½il. Elle gagne, je regarde sa gamelle de croquettes et la secoue. Elle mange. Il ne fallait pas grand-chose pour qu'elle les découvre... Mon verre à la main, je recherche la carafe d'eau. La voilà. Je me sers de ce liquide essentiel. Je bois. Horreur, c'est tiède. Direction le réfrigérateur. J'ouvre. Sugoi ! De l'eau fraîche. Je saisis la bouteille, me sers et bois. Délectation...
Mes yeux ne sont plus irrités. Enfin ouverts, je contemple le dehors. Il fait très sombre. Sublime... Azumi est partie sans un bruit mais je l'entends gratter à une porte quelque part. Tant pis. Elle ira autre part. De retour dans ma chambre, je me pose sur mon lit. Je remarque un picotement sur mon bras. Je me rappelle, une blessure à l'avant-bras. Les picotements me font oublier qu'il fait chaud... 3h11. Il ne s'est écoulé que sept minutes mais je suis complètement éveillé.
Je ne retrouve plus Morphée. Je sens que je ne vais pas me rendormir de si tôt. Ce n'est pas grave, je ferme les yeux et essaye de ne penser à pas grand-chose en attendant le sommeil. J'entends les petites pattes de mon chat s'écrasaient sur le parquet. C'est effroyablement bruyant un chat lorsque l'on veut dormir ! Lèche, gratte, miaule, « ronron intempestif », etc. Passons, elle repart. Dans le lit conjugal d'à côté, mon père ronfle et ma mère s'agite. Cette dernière se lève et amène Azumi dehors. Je n'étais pas le seul gêné de toute évidence.
4h18. Il fait vraiment trop chaud. Je m'agite en plus. J'ai l'impression d'être un hydrocéphale pour achever. Je n'arrive vraiment pas à trouver le sommeil. Ma mère a du se rendormir à l'écoute de son calme. Blasant.
4h56. La luminosité s'intensifie. Il m'est impossible de dormir, je l'accepte. Je me lève de nouveau. J'éteins le réveil de 6h00. Celui de 6h20 aussi. Ceux de 6h30 et 6h35 par la même occasion. Soyons fous !
5h25, j'allume l'ordinateur portable et vaque à des occupations singulières en attendant le bus de 7h36 qui m'emmènera au lycée. Je sens que je vais somnoler en cours et entendre, encore, que j'ai passé la nuit à faire la fête. Je suis las. Soupir... Connerie d'apnée !
[Geoffrey Ginoux] 02/06/09 à 5h49